824auroville

 

« Inventer la ville européenne entre virtualité et citoyenneté »

 

 

« Usagers virtuels et citoyens réels, inventons la ville européenne ! »

 

 

 

La « Ville Erasmus » est un projet de création d’une ville virtuelle dans son existence, mais aussi réelle que possible dans son fonctionnement. La croissance démographique urbaine, d’après les prévisions, atteindra 70% de la population mondiale en 2050. Cette concentration humaine va induire une réflexion et des ajustements pour préserver la qualité du vivre-ensemble et des flux d’échanges environnementaux. De plus, les jeunes d’aujourd’hui seront les citoyens de demain, essentiellement dans un cadre urbain, il convient donc de créer les conditions d’un apprentissage de la citoyenneté en direction des adolescents, pour les amener à être des acteurs responsables, pas seulement des consommateurs ou usagers passifs. Dans ce sens, le projet propose un parcours de citoyenneté aux jeunes adolescents du partenariat, qui deviendront des élèves-citoyens de la « Ville Erasmus », dans un premier temps, et des acteurs de la ville durable, dans leur vie future.

 

20081026191038077801Tout d’abord, les élèves du partenariat approfondiront les aspects économiques, sociaux, historiques, environnementaux des villes. Ils rencontreront les représentants élus des villes proches, mèneront des sondages auprès des citadins, entreront en contact avec des acteurs de la ville (architectes, urbanistes, associations à visée sociale et environnementale). Ils organiseront deux conférences pendant chaque meeting, ils inviteront les élus et les parties prenantes (parents, experts…), le public en général.

 

bonhommeCleAprès cette période d’approfondissement des mécanismes urbains, les élèves de la Ville Erasmus construiront leur ville par des représentations littéraires, artistiques et numériques (jeu vidéo de gestion de ville), mais également par la création des structures administratives et politiques de la Ville Erasmus. Les « habitants » de cette ville seront les élèves-citoyens des quatre nationalités du partenariat. Un « Black Council » (groupe multinational d’élèves) sera constitué pour créer des perturbations économiques, sociales, environnementales, auxquelles le Conseil municipal et les habitants devront apporter réponses et solutions, de manière à mettre en situation de responsabilités des élèves-citoyens du projet et développer leur autonomie et leur maturité… Ainsi la « Ville Erasmus » deviendra la première ville virtuelle européenne.

 

D’autre part, le décrochage scolaire, au-delà des perturbations familiales, sociales, affectives qui peuvent occasionner un désintérêt pour la formation et donc l’insertion, provient en partie d’un ennui des élèves au regard de méthodes pédagogiques trop académiques. 343649Sanstitre22Il convient donc de renouveler nos approches pédagogiques, par des usages prisés des adolescents, à savoir les Technologies de l’Information et de la Communication, aussi nous utiliserons les jeux vidéo de gestion de ville et les médias sociaux. De plus, il s’agit de responsabiliser nos élèves et de leur offrir, à travers l’école, un tremplin pour le développement personnel : ainsi, une monnaie virtuelle, l’Erasmus, sera créée pour matérialiser les évaluations avec une permutation des rôles évaluateurs/évalués entre profs et élèves ; chaque élève devra se projeter dans la ville et produire une prestation culturelle pour le public citadin. Enfin, chaque école apportera son soutien à une association de lutte contre l’exclusion ou à objectif environnemental, pour que notre action ne soit pas seulement virtuelle, mais que son impact soit réel. Toutes ces démarches participeront à l’inclusion de l’élève dans le cursus scolaire et la vie sociale, pour que les élèves décrocheurs ne deviennent pas aussi des « citoyens décrocheurs ».

 

terreL’ambition du projet « La Ville Erasmus » est de modifier les représentations et de faire évoluer les processus d’apprentissage de la citoyenneté. Souvent, les jeunes qui pensent que l’avenir est bloqué, que le dialogue avec les générations adultes est impossible, que l’expression de leurs problèmes et de leurs propositions se heurte à la surdité, parfois au mépris des adultes, alors le projet va tenter de leur signifier au contraire que l’avenir leur appartient, que l’écoute et la transmission de la part des adultes est au rendez-vous, si ils se donnent les moyens d’être une force de propositions et d’actions pour la ville. De même, les adultes doivent se rendre compte que, si un jour, nous voulons que les jeunes générations soient investies dans la construction de la cité durable de demain, il faut leur proposer des responsabilités, des champs d’action, des projets à construire, de façon à accompagner leur prise de responsabilités et leur autonomie. Ce sera l’objectif des rencontres entre les élus, les experts, les parents… la motivation des échanges entre des élus de chaque étage démocratique et les élèves-citoyens tout au long du projet, l’objet de l’événement médiatique final et l’ambition de l’association des « jeunes citoyens-citadins d’Europe » : les jeunes générations européennes sont au rendez-vous de l’investissement citoyen.

 

Objectifs détaillés :

  • Comprendre la pertinence de la ville en tant qu’usage individuel et social. Appréhender l’historique de l’urbanisation, les attentes et les besoins des citadins.

 

  • Comprendre et approfondir les mécanismes de fonctionnement, d’échanges, de production et de consommation d’une ville et de ses acteurs.

 

  • Etudier la ville, comme un creuset d’espoir et de passions, comme une projection des utopies/réalités passées, présentes et futures, dans la perspective d’un mieux-vivre ensemble.

 

  • Insérer l’urbanisme dans les enjeux du monde contemporain et les flux de la mondialisation, étudier les réponses envisagées aux problématiques environnementales, sociales, économiques du monde citadin de demain.

 

  • Comprendre et comparer les modes d’élections et de représentation dans les pays des différents partenaires. Imaginer un processus de gestion démocratique en tenant compte des avancées sociales et technologiques (internet – mise en réseau)

 

  • Créer une ville nouvelle par pays partenaires et mixer ces projections dans le projet d’une ville européenne.

 

  • Elire un conseil de gestion de la ville européenne, installer les commissions d’action sectorielle (énergie, voirie, assainissement, culture, vie économique, communication…..), développer chez les élèves la citoyenneté « locale » dans un environnement européen.

 

  • Insérer les élèves dans le quotidien d’une vie citadine, certes virtuelle, mais aussi proches que possible de leur vie citoyenne future (habitat, profession, revenus, activités associatives, culturelles et sportives, relation sociale, citoyenneté…)

 

  • Représenter et faire vivre globalement la ville et ses lieux plus individuels au moyen d’application comme Sketchup, ou par l’emploi des jeux vidéos (city bilders – en réseau ou mono-poste), ou encore par toute forme d’art pictural/sculptural/achitectural. Approfondir les médias employés dans une perspective pédagogique et éditer une vidéo/créer un blog de « transmission » des expériences pédagogiques ouvertes par la démarche.

 

  • A la manière d’un jeu de rôle, créer un « Black Council », animé par des élèves mixés des différents partenaires, pour lancer des perturbations auxquelles devront répondre les habitants de la ville et leurs représentants.

 

  • Créer un jeu de société : rôle, de gestion et de stratégie entre les joueurs-habitants, développer une ville. Mettre en place des expositions et organiser des conférences sur la cité.

 

 

erasmusmelynas baltame fone